l'envol des mots.

l'envol des mots.
Rendre un poème vivant c'est :

Le charger d'émotion, d'amour, de haine,
de colère ou d'amertume,
Y faire couler ses larmes tel un véritable torrent ,
Y faire saigner ses blessures à flots,
Y mettre du coeur et toute son âme.


Etre en harmonie entre ses pensées et ses émotions,
A fleur de peau, en toute transparence,
Par des mots limpides et sincères,
Y rajouter quelque subtilité entre les lignes.



Un poème c'est l'expression par des mots
de qui nous sommes,
D'un message caché que l'on voudrait transmettre,
L'expression d'un trop plein de sentiment qu'il faut évacué,
C'est un moyen de se soigner.


Un poème c'est tout et rien à la fois.

Un lecteur entre dans l'univers de l'autre,
Partage un moment intime avec lui au travers de ses écrits,
Il peut ressentir ses émotions,
ses injustices, ses sous-entendus.


Il peut se sentir concerné, visé,
Etre d'accord ou ne pas approuver,
Il comprend le message d'une façon qui n'appartient qu'à lui,
Loin de se douter qu'il effleure l'âme toute entière de l'autre.


Et qu'il a partagé une partie de son univers,
Une partie de sa vie, à ce moment précis où il a lu.


Franne.

# Posté le mardi 08 janvier 2008 16:59

Lettre à ma mère.

Lettre à ma mère.
J'ai peine à t'imaginer,
Habillée en jeune mariée.
J'ai du mal à te voir jouer sur la galerie,
Avec toutes tes petites amies.


Je n'arrive pas à me faire une véritable image de toi,
Celle que tu étais avant moi.
Tu as dû avoir un premier baiser,
Nous n'en avons jamais parlé.


Tu as dû pleurer,
À cause d'un amour qui t'a abandonné.
Tu as sûrement été une jeune enfant,
Qui riait ou revenait en pleurant.


Ce que je connais de toi,
C'est celle que tu es devenue après moi.
Une mère inquiète qui savait me consoler,
Une mère tendre qui aimait chanter.


Une femme qui a su me montrer,
À quel point une mère pouvait aimer.
Je n'ai pas connu grand-chose de toi,
Qui tu étais avant moi.



Mais celle que j'ai connue,
Je l'ai tant aimé tant voulu.
Personne d'autre au monde n'aurait pu,
Être plus merveilleuse, que pour moi tu fus.


Mell.

# Posté le mardi 08 janvier 2008 02:37

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 02:38

Lettre à ma fille.

Lettre à ma fille.
Des yeux qui naissent du c½ur,
Une voix qui trahi tes peurs.
Des ambitions qui poussent le rêve à tout horizon,
Tu es ma fille, ma grande, ma fierté, mon exaltation.


Tu réussis tout ce que j'ai essayé,
Tu es brillante personne ne peut le nier.
Bientôt tu seras une femme,
L'amour devant toi déposera ses armes.


Je veux te dire ce que je n'ai pas dit assez souvent,
Je t'aime comme seul l'amour d'une mère peut être grand.
J'ai en mémoire chacune des caresses que tu m'as faites,
Elles y sont gravées elles ne sont pas abstraites.


J'ai tellement besoin de savoir que tu es heureuse,
Je ne voudrais jamais te savoir anxieuse.
Mais la vie nous joue parfois des tours,
J'espère que tu seras forte grâce à mon amour.


Tu es ma perle, mon diamant,
Ce que j'ai de plus précieux.
Mon enfant.


Mell.

# Posté le samedi 05 janvier 2008 17:27

Modifié le dimanche 06 janvier 2008 05:27

Aimons toujours ! Aimons encore !

Aimons toujours ! Aimons encore !
xxxxxxx


Aimons toujours ! Aimons encore!
Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
L'amour, c'est le cri de l'aurore,
L'amour c'est l'hymne de la nuit.


Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l'astre dit aux nuages,
C'est le mot ineffable : Aimons !


L'amour fait songer, vivre et croire.
Il a pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon c'est le bonheur !


Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
Toujours les grand coeurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l'âme
A la jeunesse de ton front !


Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu'on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !


Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !


Soyons le miroir et l'image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu'un !


Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grand fronts brûlants et rêveurs.


Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !


Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n'est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur coeurs.


Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l'onde
Tout ce qui n'est que vanité,


Je préfère aux biens dont s'enivre
L'orgueil du soldat ou du roi,
L'ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.


Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "


Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "


L'amour seul reste. O noble femme
Si tu veux dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l'amour !


Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !


Victor Hugo


Envoyé par: Jossy

# Posté le lundi 31 décembre 2007 06:39

Modifié le lundi 31 décembre 2007 07:32

Les ailes de l'adieu.

Les ailes de l'adieu.
A une semaine de son anniversaire
Il nous mit le c½ur à l'envers
D'un coup de raquette, tel un revers
Disparu un homme, un père.


Souvenirs de peine et joie
Notre copain perdit sa voix
Une destinée, une drôle de loi
C'est qu'on doit l'accepter, ma foi !


L'âme de notre ami quitta son corps
Dans un dernier effort
De battre des ailes tel un condor
Un geste fort, un « au-revoir », dès lors


Nous étions là, à te regarder
Nous admirions te voir voler
Et nos regards se sont croisés...
Avant que tu disparaisses dans les nuées


Il nous fit l'amitié de nous saluer
Un merveilleux moment pour une éternité
Un adieu, un départ vers sa destinée
Nous le savons, c'était toi ! Michel Denée...


DD

# Posté le dimanche 23 décembre 2007 14:06

Modifié le dimanche 23 décembre 2007 14:20